4 Mars 2014

Entente Canada-Québec sur le marché du travail - Le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral concluent une nouvelle entente à la satisfaction des deux parties

 

QUÉBEC, le 4 mars 2014 /CNW Telbec/ - La ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, ministre du Travail et ministre responsable de la Condition féminine, Mme Agnès Maltais, et le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, à la Francophonie canadienne et à la Gouvernance souverainiste, M. Alexandre Cloutier, sont heureux d'annoncer la conclusion de l'Entente Canada-Québec 2014-2020 visant le transfert des sommes du Fonds canadien pour l'emploi.

L'Entente Canada-Québec 2014-2020 s'inscrit dans la lignée de l'entente sur le marché du travail (EMT) et prévoit le transfert de sommes provenant du Fonds canadien pour l'emploi afin d'appuyer les services offerts au Québec pour améliorer l'insertion en emploi des groupes sous-représentés sur le marché du travail et des travailleurs ayant un déficit important en formation de base. Elle tient également compte du rôle essentiel de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), un partenaire du gouvernement du Québec en ce qui a trait à l'orientation et à la planification de l'offre de services publics d'emploi.

« Depuis la signature de la première entente relative au marché travail, en 1997, le Québec a développé un modèle de partenariat unique au Canada qui donne d'excellents résultats et qui favorise la participation et la contribution financière des employeurs à la formation de la main-d'œuvre et au développement des compétences. Je tiens à souligner l'ouverture d'esprit du ministre Jason Kenney avec qui il nous a été possible de négocier en toute transparence et de bonne foi. Il a su reconnaître la réalité québécoise et le rôle crucial de la Commission des partenaires du marché du travail, ce qui a permis la conclusion de l'entente », a déclaré la ministre Agnès Maltais.

Le Québec peut en effet compter, depuis 15 ans, sur une structure de concertation unique, soit la Commission des partenaires du marché du travail. Elle regroupe des représentants des employeurs, de la main-d'œuvre, du milieu de l'enseignement, des organismes communautaires et d'organismes gouvernementaux et s'appuie sur les 17 conseils régionaux des partenaires du marché du travail. De plus, l'existence au Québec de la Loi favorisant la reconnaissance et le développement des compétences, communément appelée la loi du 1 %, faisait déjà en sorte de répondre à plusieurs objectifs visés par le gouvernement fédéral, dont la participation et la contribution financière des employeurs à la formation de la main-d'œuvre.

« Le modèle qu'a développé le Québec a fait ses preuves. Il y a consensus autant à l'Assemblée nationale que parmi les travailleurs et les employeurs pour qu'Ottawa respecte cette compétence exclusive du Québec et pour que le modèle actuel de formation de la main-d'œuvre puisse continuer d'apporter des résultats. Cette entente est une bonne nouvelle pour les gens éloignés du marché du travail, pour les partenaires et pour l'économie du Québec », a indiqué le ministre Alexandre Cloutier.

Notons que depuis quelques mois, le gouvernement fédéral négocie des ententes avec les provinces et les territoires sur l'application de la nouvelle Subvention canadienne pour l'emploi (SCE) selon un modèle adapté à leur réalité. L'Entente Canada-Québec 2014-2020 visant le transfert des sommes du Fonds canadien pour l'emploi respecte les modalités de l'actuelle entente sur le marché du travail tel que le réclamait l'Assemblée nationale du Québec.